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Douze mille personnes, c’est le nombre de
participants avancé pour le grand rassemblement de
la Pentecôte à l’occasion duquel se clôturait le
synode par la proclamation de ses résolutions au
cours d’un spectacle et d’une messe solennelle
célébrés en un même lieu et dans un même élan
enthousiaste. Le synode à ce jour-là tenu toutes ses
promesses. Je ne dis pas cela en une formule
irréfléchie. Le nombre de participants, l’unité dans
la prière, l’espérance d’une église diocésaine
vivante et présente, la force intacte des paroles de
l’Évangile proclamées par des comédiens dont le
talent servait la vérité, la voix de notre évêque
portée de cœur à cœurs, tout provoquait l’assemblée
au sentiment que le synode n’était pas qu‘un
mouvement collectif provoqué par l’Institution de
l’église catholique diocésaine, mais quelque chose
qui allait plus loin encore que le désir de ses
promoteurs et des fidèles. On s’y est senti invité à
l’audace, à la liberté, à la réconciliation.
On sait que les lendemains de fête, s’ils gardent la
joie passée, redonnent place à la désillusion du
quotidien, comme si les espoirs soulevés retombaient
dans la glaise de la réalité. Un prêtre déclarait à
la fin de la célébration, en souriant et en mesurant
les efforts à venir : « Tout est à faire ! ». On ne
peut que se rendre à sa raison, mais cela doit-il
nous retenir ? Pour l’Enseignement Catholique, nous
savons qu’il nous faudra trouver les moyens d’une
réelle ouverture à tous, d’une juste collaboration
au service public sans y perdre notre âme, d’une
unité qui n’uniformise pas, d’une annonce de
l’Évangile vraie et libre. Les demandes de plus de
« catholicité » dans l’école catholique ne peuvent
occulter les efforts d’adaptation de nos communautés
éducatives aux besoins des jeunes et de leurs
familles, pour leur apporter le premier soin qu’ils
demandent : la reconnaissance de leur personne comme
un être en heureux devenir, et l’action éducative et
pédagogique qui leur permet de grandir. 150 enfants
de nos écoles étaient au milieu de la foule pour
contribuer par leurs chants à la simple beauté de la
célébration. Ils témoignaient ainsi de
l’accompagnement par leurs enseignants de leurs
jeunes volontés d’apporter la joie de leur prière.
On ne remerciera jamais assez tous ceux, parents,
professeurs, chefs d’établissement, qui les ont
préparés, assistés, et ont pris soin d’eux. Cela
restera de belle et douce mémoire.
Michel
Carletti, Directeur Diocésain
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